Introduction
Dans ce chapitre, je décris les racines de la relation historique du domaine de la HCI à la science cognitive et à la psychologie, ainsi que les idées des premiers pionniers de la HCI, qui considéraient leur travail comme une augmentation de l’intellect humain. Je passerai ensuite à une analyse plus approfondie des présupposés axiomatiques que la HCI a adoptés sous l’influence du paradigme du cognitivisme et de la manière dont cela s’est manifesté dans la conceptualisation de l’être humain et de la cognition humaine. J’analyse ensuite un choix de réactions critiques importantes au cognitivisme, auxquelles succédera le cœur de cette section, l’analyse des théories postcognitivistes de la HCI, parmi lesquelles je range la phénoménologie, la postphénoménologie et les théories de la cognition étendue et distribuée.
Une histoire non conventionnelle de la HCI : les premiers pionniers de la cognition étendue et de la théorie de l’interface
Vannevar Bush et la mémoire étendue
Le premier pionnier est Vannevar Bush, avec son influent article As We May Think de 1945. Bush y a présenté un dispositif hypothétique, le Memex (MEMory EXtended, mémoire étendue), qui permettrait de modifier et de retrouver rapidement n’importe quelle information stockée sur microfilm et reliée par ce que l’on appelle des pistes (trails). La proposition de relier des documents par des liens non linéaires qui simuleraient la pensée associative du cerveau humain était une idée révolutionnaire et a inspiré d’autres chercheurs. Bush est abondamment cité dans la littérature sur l’histoire de l’hypertexte et les débuts du web et, selon le spécialiste tchèque des sciences de l’information Jiří Cejpek, il a eu un impact indéniable sur le domaine des sciences de l’information1. Cependant, nous lisons aussi dans cet article une première esquisse d’une nouvelle manière d’interagir non seulement avec le dispositif lui-même, mais aussi avec l’information. Bush a proposé une interface visuelle, semblable à la tablette d’aujourd’hui, avec un stylet comme dispositif d’entrée, par l’intermédiaire de laquelle l’être humain pourrait travailler et interagir avec une base de données de connaissances vaste et inimaginable pour l’esprit et la mémoire humains. C’est aussi pourquoi Bush a conçu son Memex comme une extension de la cognition humaine et « un supplément élargi et intime à sa mémoire »2.
J. C. R. Licklider et la symbiose homme-machine
J. C. R. Licklider s’est directement inscrit dans le sillage de Bush. Chercheur en psychoacoustique à l’origine, Licklider étudiait la manière dont le cerveau convertit les vibrations mécaniques de l’air en un signal électrique que nous interprétons comme un son. Les calculs de ses recherches sont devenus trop exigeants, et il a donc décidé de se concentrer sur la manière d’automatiser les calculs de routine et les opérations répétitives. Il a répondu à sa question en 1960 en publiant l’article Man-computer symbiosis, dans lequel il présentait un développement attendu dans l’interaction coopérative entre les hommes et les ordinateurs électroniques, qu’il a désigné, en s’inspirant de la nature vivante, comme une relation symbiotique. Licklider supposait que, dans un proche avenir, les ordinateurs surpasseraient sensiblement l’être humain dans les opérations algorithmisables. C’est pourquoi ces opérations devraient leur être laissées, et le rôle de l’être humain se déplacerait vers la définition des objectifs, la formulation d’hypothèses et l’évaluation des résultats. Selon Licklider, le fait de confier une certaine part de la pensée devait aussi répondre à des questions concernant le fonctionnement de la cognition humaine. Par rapport à Bush, cependant, Licklider refuse l’idée que les ordinateurs devraient être seulement une extension humaine, c’est-à-dire une amplification de ce que l’être humain sait déjà faire : ils devraient bien plutôt lui procurer des capacités entièrement nouvelles. Par symbiose, Licklider souligne la vie commune, en association intime, de deux organismes dissemblables. Dans cette relation entre l’humain et l’ordinateur, les deux parties contribueront à l’activité dans une mesure égale, si bien qu’il sera difficile de les séparer nettement dans l’analyse3. Des organismes dissemblables ont toutefois besoin d’un médiateur pour communiquer. Car les ordinateurs travaillent en temps réel à une fréquence tout à fait différente. La tâche de masquer et de compenser cette différence revient à l’interface. Une telle fonction de l’interface s’est révélée indispensable dans le projet américain de système radar SAGE, auquel Licklider a participé en tant qu’expert en facteurs humains.
Le système interactif SAGE dans le contexte de la recherche sur la cognition
Le Semi-Automatic Ground Environment, ou SAGE, était le système de défense de l’armée de l’air américaine, au milieu des années 1950, contre une attaque potentielle de l’Union soviétique. C’était le premier réseau informatique et un assemblage de toutes les stations radar américaines et des premiers écrans interactifs, sur lesquels les données brutes des radars s’affichaient sous forme de points, en tant qu’information visuelle sur la position des avions ennemis. L’opérateur d’un tel écran pouvait, à l’aide d’un crayon optique, ordonner à l’ordinateur de suivre un point donné. Lev Manovich remarque que le système SAGE contenait tous les principaux éléments de l’interface homme-machine moderne, car, outre l’affichage de la « réalité » et des informations en temps réel, l’écran était le moyen d’agir directement sur la réalité4. L’opérateur du système SAGE était assis devant un écran qui était une fenêtre sur un complexe militaro-technologique massivement distribué, dans lequel les composantes humaines « étaient pleinement intégrées au circuit mécanisé de détection, de décision et de réponse »5.
Paul Edwards6 cartographie le contexte historique de l’époque à laquelle Licklider écrivait sur la symbiose homme-machine. Le système SAGE était l’un des nombreux efforts de l’armée américaine et d’intellectuels universitaires dans le cadre du discours de l’hégémonie politique des États-Unis dans le « monde clos », dans lequel la principale stratégie d’endiguement (containment) serait réalisée sous la forme d’une possible défense totale et centralisée contre l’ennemi. Edwards soutient que la volonté de contrôler l’intégration de l’humain et de l’ordinateur à des fins militaires a été le moteur de la recherche en intelligence artificielle et en psychologie7. L’analyse d’Edwards montre en outre que la conception cybernétique de l’humain et de la machine comme composantes égales d’un système, l’influence de la théorie de l’information de Shannon et le besoin d’intégrer les « facteurs humains » dans les systèmes militaro-technologiques ont conduit à des recherches sur l’esprit humain sous le nouveau paradigme de ce que l’on appelle le cognitivisme. Comme je le montrerai plus loin dans ce mémoire, la recherche sur la cognition humaine a rejeté le modèle behavioriste du stimulus et de la réponse et a commencé à étudier la cognition sur la base de représentations internes et du traitement de l’information portant sur des informations symboliques, si bien que la pensée humaine a commencé à être envisagée à travers la métaphore de l’ordinateur.
Douglas Engelbart, l’intellect augmenté et l’interface
À propos d’Engelbart, un autre des premiers pionniers de la HCI, la littérature mentionne habituellement qu’il a été le concepteur de la première souris d’ordinateur ou le créateur du logiciel oN-Line System (NLS), qu’il a présenté au public pendant ses années au Stanford Research Institute (SRI). Le système NLS a été à l’origine de nombreuses premières : outre l’utilisation de la souris comme dispositif d’entrée, il comportait une interface graphique utilisateur, affichée sur un écran bitmap, qui utilisait des « fenêtres » pour le multitâche et l’affichage de plusieurs applications à la fois. C’était aussi le premier logiciel conçu pour la collaboration de plusieurs utilisateurs, qui intégrait la technologie des liens hypertextes, sans compter bien d’autres premières8. Bien que le système NLS mérite à juste titre l’attention des historiens de l’hypertexte et du web, il n’appartient qu’à une étape ultérieure de l’effort d’Engelbart pour augmenter l’intellect humain et permettre aux gens de faire face à la complexité des problèmes qui font partie de la vie moderne.
Car si nous regardons l’article Augmenting Human Intellect: a Conceptual framework9 de 1962 (publié deux ans après l’article de Licklider), nous y voyons tout le fondement théorique qu’Engelbart s’est efforcé de réaliser depuis lors. Pour ce mémoire, ce qui est le plus pertinent dans cet article, c’est la description de l’influence de la technologie et du langage sur la cognition humaine et de la fonction que remplira l’interface dans l’augmentation de l’intellect humain.
Dès le début de l’article, Engelbart explique que par « augmenter l’intellect humain » il entend l’accroissement de la capacité de l’homme à comprendre plus rapidement et mieux des situations jusque-là trop complexes, et à les résoudre. Selon Engelbart, notre culture nous fournit plusieurs moyens d’augmenter l’intellect. Outre l’apprentissage et l’entraînement, et certaines méthodes pour atteindre un but, notre intellect est augmenté par le langage et les artefacts (technologiques). Engelbart voit ces quatre éléments, complétés par l’être humain, comme les parties d’un seul système intégré, qu’il nomme H-LAM/T d’après les initiales de ses différentes parties. Parce que ces parties du tout sont reliées entre elles et interagissent mutuellement, Engelbart écrit que le changement d’une partie peut faire surgir dans une autre partie des propriétés et des capacités latentes, et ainsi changer fondamentalement le système tout entier. Pour Engelbart, le lieu d’un grand potentiel d’augmentation de l’intellect humain est précisément cette partie, celle des « artefacts », pour laquelle l’arrivée de l’ordinateur numérique et du réseau Internet représente un bond potentiellement considérable.
Engelbart n’a pas tenté de spéculer sur la question de savoir si l’intelligence humaine naturelle elle-même peut être accrue, mais il croyait que le tout symbiotique, cette sorte de cyborg homme-machine, autrement dit le système H-LAM/T, serait au bout du compte plus que ses seules parties. En ce qui concerne l’intelligence, Engelbart, d’un côté, situe sans ambiguïté l’intelligence humaine dans les neurones du cerveau, mais écrit en même temps qu’il s’agit de la couche la plus basse d’un tout dans lequel chaque couche supérieure apporte une plus grande abstraction et une « sophistication phénoménologique ». En même temps, c’est dans le jeu réciproque et la synergie de ces couches que nous devrions, en dernière analyse, chercher l’intelligence. Autrement dit, l’intelligence est distribuée dans les composantes du système H-LAM/T, et elle est ainsi une propriété émergente qui naît des interactions des différentes composantes du système.
La conception qu’Engelbart se faisait du système H-LAM/T comprenait l’être humain et l’artefact technologique comme ses parties les plus importantes, qui ont leurs propres processus, incompatibles, et forment ainsi deux domaines séparés. Pour qu’elles puissent interagir et coopérer, ce qui est pour Engelbart la condition du fonctionnement de l’ensemble du système H-LAM/T, il est nécessaire d’introduire un médiateur qui compenserait leur incompatibilité. Dans H-LAM/T, ce médiateur est l’interface. Le terme « interface » était déjà employé auparavant dans le contexte de la technologie, sous le nom de « man-machine interface ». Peut-être aussi parce qu’il n’existait pas encore à cette époque de domination de l’interface graphique utilisateur (GUI) comparable à celle que nous voyons aujourd’hui, Engelbart pouvait (voire devait) considérer l’interface de manière beaucoup plus abstraite et universelle. Comme le montre clairement le diagramme ci-dessous, tiré de l’article de 1962, Engelbart ne comprenait pas l’interface comme quelque chose qui fait partie de l’artefact en tant que tel, comme le suggérerait notre vision myope d’aujourd’hui, influencée par l’« écran » et la visualité de l’interface, mais bien comme une frontière ou une limite « à travers laquelle de l’énergie est échangée entre les deux domaines »10, ou encore comme quelque chose d’intermédiaire, un médiateur, ou mieux, un médium.

Figure 1 Schéma du système H-LAM/T d’Engelbart
Qu’est-ce que l’interface médie exactement ? Selon Engelbart, l’interface crée une relation et couple les composantes de l’humain et de l’artefact, qui possèdent des processus « matching » (d’ajustement) particuliers, lesquels abstraient leur complexité interne. L’interface est ainsi la relation de ces couches de surface et d’abstraction, qui sont pourtant elles-mêmes le résultat de processus beaucoup plus profonds. Pour l’expliquer, Engelbart donne l’exemple du doigt et de la touche d’une machine à écrire classique. Il écrit que le doigt et la touche de la machine à écrire sont les processus « matching » résultant de processus plus profonds : dans l’être humain, de ceux qui sont responsables de la production du texte en question, et dans l’artefact, de ceux qui impriment à l’encre la lettre sur le papier.
En préférant la dénomination « man-artifact interface », Engelbart prend ses distances avec l’idée que l’ordinateur ou d’autres machines seraient les seuls exemples où l’interface joue un rôle. Au lieu de cela, il définit l’interface de manière universelle comme la relation entre l’être humain et l’artefact (par exemple un crayon, du papier, un ordinateur, une centrale électrique, l’accélérateur de particules du CERN).
Puisque l’existence des artefacts humains remonte jusqu’à la préhistoire, la question se pose de savoir si nous pouvons vraiment analyser notre relation aux artefacts, médiée par l’interface, de manière aussi générale. C’est peut-être pourquoi Engelbart assortit sa définition d’une condition : entre les « composantes » de l’humain et de l’artefact, l’interface médie une relation qui conduit à des processus supérieurs, composites.
Mais que sont les processus composites ? Il s’agit de toute activité qui ne peut être accomplie que grâce à la coopération réussie des deux composantes, l’humain et l’artefact. Ce que nous devrions considérer comme un processus composite, et ce qui n’en est pas un, Engelbart ne le commente pas, et nous pourrions donc peut-être au moins délimiter quelques bornes du spectre à l’intérieur duquel sa définition a un sens. À une extrémité du spectre, il peut y avoir par exemple la conduite d’un accélérateur de particules, où nous ne pouvons nous passer d’artefacts technologiques ni d’interface ; à l’autre extrémité, il y a par exemple la marche à travers un champ, où nous pouvons nous passer de l’artefact (chaussures), même si ce ne sera pas agréable. Considérons, pour nos besoins, tout le reste comme relevant d’une zone grise et soumis à l’interprétation philosophique de la situation donnée, ce qui peut, de façon surprenante, signifier que, dans une certaine situation, un processus clairement non composite comme la pensée humaine peut être problématisé : non seulement lors d’un diagnostic de maladie d’Alzheimer, mais aussi lorsque nous nous pressons pour aller au travail, un appareil mobile intelligent peut nous servir d’artefact sans lequel nous ne parviendrions pas à accomplir l’opération en question (appeler le bon numéro).
Savoir si cet exemple est un cas correct d’augmentation de l’intellect humain, ou si nous pouvons considérer un appareil mobile intelligent comme une partie de notre système cognitif, est une question qui renvoie au débat théorique actuel dans les domaines de la science cognitive et de la philosophie de l’esprit, dans lesquels ce mémoire puisera au cours des sections suivantes. Concrètement, dans la section consacrée aux théories postcognitivistes de la HCI, je présenterai des théories qui ont un plus grand potentiel pour expliquer quel rôle jouent les artefacts dans notre cognition dans le contexte de la recherche actuelle. Et pas seulement les artefacts. Dès le diagramme d’Engelbart, comme dans l’article lui-même, il apparaît clairement qu’il considérait la cognition humaine et son système H-LAM/T non pas comme ce que la terminologie de la théorie des systèmes et de la cybernétique11 nomme un système fermé, mais comme un système ouvert, qui reçoit des informations de son contexte. Et ce contexte est le monde extérieur ; n’y voyons pas seulement la géographie de la nature, mais aussi les influences sociales et culturelles. Pour le projet d’Engelbart, la socioculture était très importante, car c’est précisément elle qui générait les différents moyens d’augmenter notre intellect, parmi lesquels le langage et les artefacts agissent le plus sur nous.
Synthèse sur les premiers pionniers de la HCI et l’interface informatique
Chacun des pionniers mentionnés a apporté au domaine de la HCI, qui n’existait pas encore à l’époque, des idées et des inventions que nous tenons aujourd’hui pour acquises. C’est à juste titre qu’ils sont présentés comme les pionniers de l’hypertexte, de l’interface graphique utilisateur, des logiciels de collaboration en équipe, etc. Au milieu de tous ces succès, la motivation principale qui les a poussés à se consacrer à l’interaction de l’être humain avec l’ordinateur peut cependant rester cachée. À mon avis, la lecture des articles originaux montre que tous ceux que j’ai mentionnés voyaient les différents dispositifs d’entrée, l’interface graphique utilisateur et la technologie « seulement » comme des étapes intermédiaires sur le chemin visant à augmenter la cognition humaine et à accroître notre capacité à travailler avec l’information à une époque de surcharge d’information. Cela devrait ensuite nous aider à faire face à la complexité croissante du quotidien, mais aussi à des questions scientifiques et sociales de grande portée, parmi lesquelles nous compterions aujourd’hui les problèmes climatiques, écologiques ou humanitaires.
C’est avant tout Engelbart qui, dans le contexte de la HCI, a développé l’idée de l’intellect humain augmenté, où le côté biologique de l’être humain et son cerveau font partie d’un système cybernétique ou d’un organisme cyborg, dans lequel l’humain interagit avec la technologie et avec l’environnement extérieur. Pour cette interaction et cet « échange d’énergie », l’interface, qui aplanit les différences entre les composantes biologiques et artificielles, est indispensable. Dans ce tableau, l’interface devient un médiateur cognitif qui doit nécessairement réduire et abstraire la complexité réelle du monde ou des mécanismes internes de la technologie. Car c’est précisément cette réduction et ce voilement de la réalité qui sont, de manière en apparence paradoxale, la condition préalable pour que nous acquérions des compétences augmentées qui, sans réduction de la complexité, ne seraient autrement pas possibles. C’est une idée qui reviendra encore plusieurs fois dans ce mémoire.
HCI postcognitiviste : voir l’interface comme relation sociotechnique — mon mémoire de master (Université Charles, 2018) en 20 parties :
- 1re partie : préface et introduction
- 2e partie : le monde contemporain de l’information comme problème pour la HCI
- 3e partie : les premiers pionniers de la HCI : Bush, Licklider, SAGE et Engelbart — vous la lisez
- 4e partie : brève histoire et théorie de l’interaction : interactions électriques, symboliques et textuelles
- 5e partie : interaction graphique, interface culturelle et interaction incarnée
- 6e partie : brève histoire conventionnelle de la HCI et vagues paradigmatiques
- 7e partie : cognitivisme et cognition dans la HCI — paraît le 17 octobre 2026
- 8e partie : la critique du cognitivisme : Norman, Dreyfus, Winograd et Flores, Suchman — paraît le 20 octobre 2026
- 9e partie : les théories postcognitivistes de la HCI et Edmund Husserl — paraît le 23 octobre 2026
- 10e partie : Martin Heidegger et l’analyse de l’outil — paraît le 26 octobre 2026
- 11e partie : signe, herméneutique et métaphysique de la présence — paraît le 29 octobre 2026
- 12e partie : la postphénoménologie et l’analyse des relations humain-technologie chez Ihde — paraît le 1 novembre 2026
- 13e partie : les relations de cyborg et d’immersion chez Verbeek, concepts clés de la postphénoménologie — paraît le 4 novembre 2026
- 14e partie : cognition étendue — paraît le 7 novembre 2026
- 15e partie : cognition distribuée — paraît le 10 novembre 2026
- 16e partie : la technologie dans la théorie des nouveaux médias et la convergence des médias — paraît le 13 novembre 2026
- 17e partie : le Monde des médias — paraît le 16 novembre 2026
- 18e partie : computation à l’échelle planétaire, The Stack et l’interface — paraît le 19 novembre 2026
- 19e partie : l’interface comme relation sociotechnique — paraît le 22 novembre 2026
- 20e partie : conclusion — paraît le 25 novembre 2026
Notes
11 notes- 1↑
CEJPEK, Jiří, 2005. Proměny let devadesátých: knihovnictví na prahu informačního věku - děje, myšlenky a názory. Praha: Svaz knihovníků a informačních pracovníků ČR. Aktuality SKIP. ISBN 80-85851-15-6, p. 28–29.
- 2↑
BUSH, Vannevar, 1945. As we may think. The Atlantic [en ligne]. July 1945, (JULY 1945 ISSUE) [consulté le 2018-05-05]. Disponible sur : https://www.theatlantic.com/magazine/archive/1945/07/as-we-may-think/303881/
- 3↑
LICKLIDER, J. C. R., 1960. Man-Computer Symbiosis. In: IRE Transactions on Human Factors in Electronics I. HFE-1. p. 4-11, c’est moi qui souligne.
- 4↑
MANOVICH, Lev, 1995. An Archeology of a Computer Screen. Kunstforum International. Germany. Disponible aussi sur : http://manovich.net/index.php/projects/archeology-of-a-computer-screen
- 5↑
Cité dans : MANOVICH, Lev, 1995. An Archeology of a Computer Screen. Kunstforum International. Germany. Disponible aussi sur : http://manovich.net/index.php/projects/archeology-of-a-computer-screen
- 6↑
EDWARDS, Paul N., 1996. The closed world: Computers and the politics of discourse in Cold War America. Cambridge, Mass.: MIT Press. ISBN 978-0262050517.
- 7↑
EDWARDS, Paul N., 1996. The closed world: Computers and the politics of discourse in Cold War America. Cambridge, Mass.: MIT Press. ISBN 978-0262050517, p. 20.
- 8↑
Dans l’article A lifetime pursuit (Engelbart, 1986), Christina Engelbart décrit au total 24 fonctionnalités que le système NLS a été le premier à introduire. Outre celles déjà mentionnées, nous y trouvons par exemple la publication d’hypermédias, le courrier électronique hypermédia, la gestion des versions de documents électroniques, la téléconférence avec partage d’écran, l’aide contextuelle ou le fait que le système NLS a mis en place le premier « internet ».
- 9↑
ENGELBART, Douglas C., 1962. Augmenting Human Intellect: a conceptual framework. Director of Information Sciences Air Force Office of Scientific Research,. Washington 25, D.C. Disponible aussi sur : http://www.dougengelbart.org/pubs/papers/scanned/Doug_Engelbart-AugmentingHumanIntellect.pdf
- 10↑
ENGELBART, Douglas C., 1962. Augmenting Human Intellect: a conceptual framework. Director of Information Sciences Air Force Office of Scientific Research,. Washington 25, D.C. Disponible aussi sur : http://www.dougengelbart.org/pubs/papers/scanned/Doug_Engelbart-AugmentingHumanIntellect.pdf, p. 20–21.
- 11↑
VON BERTALANFFY, Ludwig, 1968. General System Theory: Foundations, Development, Applications. New York: George Braziller. ISBN 0-8076-0453-4.
Bibliographie
8 sources- BUSH, Vannevar, 1945. As we may think. The Atlantic [en ligne]. July 1945, (JULY 1945 ISSUE) [consulté le 2018-05-05]. Disponible sur : https://www.theatlantic.com/magazine/archive/1945/07/as-we-may-think/303881/
- CEJPEK, Jiří, 2005. Proměny let devadesátých: knihovnictví na prahu informačního věku - děje, myšlenky a názory. Praha: Svaz knihovníků a informačních pracovníků ČR. Aktuality SKIP. ISBN 80-85851-15-6.
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- ENGELBART, Christina, 1986. A Lifetime Pursuit: a brief history of Doug Engelbart's work by Christina Engelbart [en ligne]. [consulté le 2018-05-06]. Disponible sur : http://www.dougengelbart.org/history/engelbart.html
- ENGELBART, Douglas C., 1962. Augmenting Human Intellect: a conceptual framework. Director of Information Sciences Air Force Office of Scientific Research,. Washington 25, D.C. Disponible aussi sur : http://www.dougengelbart.org/pubs/papers/scanned/Doug_Engelbart-AugmentingHumanIntellect.pdf
- LICKLIDER, J. C. R., 1960. Man-Computer Symbiosis. In: IRE Transactions on Human Factors in Electronics I. HFE-1. p. 4-11.
- MANOVICH, Lev, 1995. An Archeology of a Computer Screen. Kunstforum International. Germany. Disponible aussi sur : http://manovich.net/index.php/projects/archeology-of-a-computer-screen
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